Autour du premier cercle: Jesus mihi omnia. (Jésus est tout pour moi) Au milieu , quatre figures inscrites dans des cercles, portant chacune l'une des devises suivantes :

1 - Nequaquam Vacuum. (le vide n'existe pas) 2 - Legis Jugum. (joug de la loi) 3 - Libertas Evangelii (liberté de l'Evangile) 4 - Dei Gloria Intacta. (la Gloire de Dieu est inattaquable)

Alors les frères s'agenouillèrent tous ensemble et remercièrent le Dieu Tout-Puissant. Sur chacune des 7 faces de la cellule se trouvait une petite porte donnant accès à un certain nombre de boîtes renfermant tous. les livres de l'ordre. Un des coffrets contenait des miroirs de diverses vertus, des clochettes, des lampes allumées, d'étranges chants artificiels (peut-être la T.S.P. moderne). Dans l'ensemble t6ut était organisé de manière à pouvoir reconstituer l'Ordre, au cas où celui-ci disparaîtrait dans les siècles à venir. En déplaçant l'autel on découvrit une grosse plaque de cuivre jaune qui, après avoir été soulevée, laissa apercevoir le corps glorieux et intact de C.R.C., sans la moindre décomposition, avec tous les ornements et attributs de l'Ordre, tenant dans sa main un petit livre de parchemin intitulé T, dont les caractères étaient en or. Ce document, le plus sérieux après la Bible, ne devait pas être divulgué trop facilement. A la fin de ce petit opuscule on pouvait lire l'Eloge suivant « C.R.C. est issu d'une noble et illustre famille allemande; il eut le privilège, durant tout un siècle, d'être instruit par révélation divine; grâce à son intuition très subtile et sans égale et à un labeur inlassable il atteignit la compréhension des mystères divins et humains les plus secrets. Il fut admis à l'enseignement des mystères au cours de ses voyages en Arabie et en Afrique. Cette science ne convenait pas à son siècle ; mais il eut la charge de la conserver pour la postérité. Pour la transmission de cet art, il choisit des héritiers à grand coeur, fidèles et dévoués, pour leur léguer sa science des choses passées, présentes et futures et il décida que cette science, le résumé de toutes ses connaissances acquises, serait retrouvée après un intervalle de 120 années qui suivraient sa mort et son ensevelissement secret. Après avoir vérifié tout le contenu de la cellule, on remit en place la plaque de cuivre et l'autel ; la porte du caveau fut à nouveau scellée et les frères se séparèrent, avec une foi accrue par le spectacle miraculeux qu'ils venaient de contempler, en laissant tous ces trésors aux héritiers naturels et en attendant l'opinion et la réponse des savants aussi bien que des ignorants. Le manifeste continue en disant qu'il y aura une réforme générale divine et humaine. C'est le désir des frères et de tous les autres aussi ; entre temps la fraternité augmentera en nombre et en considération, se partageant dans l'humilité et l'amour les trésors philosophiques, facilitant par là tous les travaux dans le monde, ne marchant plus en aveugle, au milieu des merveilles créées par Dieu. La suite du manifeste expose en ces termes une profession de foi à l'usage des chrétiens: «Nous croyons en Jésus-Christ nous avons deux sacrements tels qu'ils ont été établis et rituellement réglés par l'église primitive rénovée. « En politique, nous reconnaissons l'Empire Romain et la « Quarta Monarchia » comme étant notre chef et celui des chrétiens. Ayant été initiés aux t ransformations futures, nous désirons de tout coeur les faire connaître à tous les savants qui croient en Dieu. Nous sommes dépositaires de ce manuscrit dont aucune puissance, hormis le Dieu unique, ne peut nous faire dessaisir ; aussi apporterons-nous notre aide occulte à la Bonne cause, selon Ses vues et Ses desseins. « Notre Dieu n'est pas aveugle comme le fétiche des païens ; Il anime et éclaire l'église.Notre philosophie n'est pas nouvelle, mais telle qu'Adam la reçut après la chute et telle que Moise et Salomon l'ont mise en pratique. Elle ne doit donc pas être mise en doute ou opposée à d'autres opinions La vérité est une, toujours semblable à elle-même, en harmonie avec Jésus-Christ qui est l'image du 'Père. Il ne doit pas être dit : « Hoc non per philosophiam verum est sed per theologiam » car partout où philosophes (Platon, Aristote, Pythagore, etc.) et théologiens (Enoch, Abraham, Moïse, Salomon, etc.), sont d'accord avec le grand livre des miracles, ils sont, les uns et les autres, également rapprochés du grand centre lumineux qu'est la vérité.