LA CONFESSIO FRATERNITATIS
CHAPITRE I :
« N'interprétez pas prématurément et ne jugez point avec parti pris le tableau de notre Fraternité tel qu'il est exposé dans le présent manifeste, la Fama Fraternitatis. En présence de la décadence de la civilisation, Jehovah a cherché à sauver l'humanité en révélant aux hommes de bonne volonté les secrets que, précédemment, il avait réservé pour ses élus.
Cette sagesse acquise permettra à l'homme vraiment pieux d'être sauvé, tandis que les malheurs s'abattront, multipliés, sur tous les impies. Au moment où fut promulgué dans la Fama le véritable but de notre Ordre, il a surgi des malentendus par lesquels on nous accuse faussement d'hérésie et de trahison. Nous espérons que ce document nous réhabilitera en incitant les savants d'Europe à se joindre à nous pour la propagande de la connaissance de Dieu selon la volonté de notre illustre fondateur.
CHAPITRE II :
« Maints esprits se prétendent amplement satisfaits de la philosophie ordinaire de notre époque (en 1614).
Nous la déclarons fausse et appelée à disparaître par sa propre faiblesse. Mais de même que la Nature nous donne un remède pour chaque maladie, ainsi notre Fraternité pourvoit à toutes les infirmités des divers systèmes philosophiques existants. La philosophie secrète des R.C. est basée sur la connaissance de la totalité des facultés sciences et arts. Notre système de révélation divine qui s'occupe beaucoup de théologie et de médecine, mais peu de jurisprudence , nous permet d'étudier les cieux et la Terre et, en particulier, l'homme, dans la nature duquel se trouve enfoui le grand secret. Si les savants auxquels nous faisons appel se joignent à nous, nous leur révélerons des secrets insoupçonnés, les merveilles du travail caché de la Nature.
CHAPITRE III :
« Nous ne pouvons malheureusement décrire en entier les beautés de notre Fraternité, car nous risquons, d'une part, d'éblouir les ignorants par des explications dépassant leur conception et, d'autre part, de voir ridiculiser par le vulgaire des mystères qu'il ne comprendrait pas. Nous craignons aussi que certains esprits ne soient déconcertés par la portée de notre proclamation : ne comprenant pas les merveilles de ce sixième âge, ils n'ont pas la perception des grands changements à venir, tout comme l'aveugle vivant dans un monde de lumière ne peut s'en rendre compte qu'au moyen d'un des autres sens, le toucher.