Rose-Croix-Textes fondateurs-Les Noces Chimiques de Christian Rosencreutz-Septième jour-4/6
Par Fabrice le , le site sur l'ésotérisme et la voyance - Lien permanent
Puis Atlas fit lire par le page les articles que voici: I Seigneurs Chevaliers, vous devez jurer de n'assujettir votre Ordre à aucun diable ou esprit, mais de le placer constamment sous la seule garde de Dieu, votre créateur, et de sa servante, la Nature. II Vous répudierez toute prostitution, débauche et impureté et ne salirez point votre Ordre par ces vices. III Vous aiderez par vos dons tous ceux qui en seront dignes et en auront besoin. IV Vous n'aurez jamais le désir de vous servir de l'honneur d'appartenir à l'Ordre pour obtenir le luxe et la considération mondaine. V Vous ne vivrez pas plus longtemps que Dieu ne le désire. Ce dernier article nous fit rire longuement et sans doute l'a-t-on ajouté pour cela. Quoiqu'il en soit nous dûmes prêter serment sur le sceptre du Roi. Ensuite nous fûmes reçus Chevaliers avec la solennité d'usage; on nous accorda, avec d'autres privilèges, le pouvoir d'agir à notre gré sur l'ignorance, la pauvreté et la maladie. Ces privilèges nous furent confirmés ensuite dans une petite chapelle où l'on nous conduisit en procession. Nous y rendîmes grâce à Dieu et j'y suspendis ma Toison d'or et mon chapeau, pour la gloire de Dieu; je les y laissai en commémoration éternelle. Et comme l'on demanda la signature de chacun j'écrivis: La Haute Science est de ne rien savoir. Frère CHRISTIAN ROSENCREUTZ, Chevalier de la Pierre d'Or: Année 1459.
Mes compagnons écrivirent différemment, chacun à sa convenance. Puis nous fûmes reconduits dans la salle où l'on nous invita à prendre des sièges et à décider vivement les souhaits que nous voudrions faire. Le Roi et les siens s'étaient retirés dans le cabinet; puis chacun y fut appelé pour y formuler son souhait, de sorte que j'ignore les voeux de mes compagnons. En ce qui me concerne, je pensais qu'il n'y aurait rien de plus louable que de faire honneur à mon Ordre en faisant preuve d'une vertu; il me semblait aussi qu'aucune ne fut jamais plus glorieuse que la reconnaissance. Malgré que j'eusse pu souhaiter quelque chose de plus agréable, je me surmontai donc et je résolus de délivrer mon bienfaiteur, le gardien, fût-ce à mon péril. Or, quand je fus entré, on me demanda d'abord si je n'avais pas reconnu ou soupçonné le malfaiteur, étant donné que j'avais lu la supplique. Alors, sans nulle crainte, je fis le récit détaillé des événements et comment j'avais péché par ignorance; je me déclarai prêt à subir la peine que j'avais méritée ainsi.