Ces mystiques le nommèrent par son nom et lui indiquèrent d'autres mystères de son cloître, ce dont il fut émerveiller. Il y apprit la langue et, l'année suivante déjà, il traduisit en bon latin le livre M pour l'emporter par la suite en Europe. C'est là aussi qu'il chercha ses connaissances physiques et mathématiques. Il revint au bout de trois ans et, muni du sauf-conduit adéquat, fit voile de sinu Arcabico à l’Egypte, où cependant il ne resta pas longtemps mais où il prêta désormais une meilleure attention aux plantes et aux créatures. Puis il traversa toute la mer Méditerranée, jusqu’à arriver en vue de Fez. A Fez, les Arabes lui enseignèrent de nouvelles connaissances et lui apprirent à communiquer avec les êtres dits" élémentals", qui lui révélèrent beaucoup de leurs secrets. Au sujet de ces habitants de Fez, il reconnut souvent que leur magie n'était pas absolument pure et que leur cabale était ternie par leur religion. Il sut néanmoins en faire excellent usage et trouva un fondement encore meilleur à sa foi, car celle-ci concordait maintenant avec l'harmonie du monde entier, incarnée de merveilleuse façon dans toutes les periodis seculorum.

Deux ans plus tard Frère R. C, quitta Fez pour l'Espagne, porteur de nombreux et précieux éléments, espérant voir, puisqu' il avait tiré pour lui-même tant de profit de son voyage, les savants d’Europe se réjouir grandement avec lui et régler désormais toutes leurs études sur des fondements aussi assurés. C'est pourquoi il s'entretint avec les savants d'Espagne, quant à ce qui manquait de nos arts et quant à la façon de les aider, d'où l'on pouvait tirer des indices certains sur les siècles suivants, et en quoi ils devaient concorder avec les siècles passés; comment réformer les défauts de l'Ecclésial et toute la philosophie morale. Il leur montra de nouvelles plantes, de nouveaux fruits et animaux qui ne suivaient pas les lois de l'ancienne philosophie et il leur communiqua de nouveaux axiomes qui pouvaient tout résoudre parfaitement. Malheureusement, il ne trouva dans chaque pays que déception, une sourde opposition et du ridicule, car ces soi-disants savants craignaient de perdre leur prestige en montrant leur ignorance. Plus tard, par sa vocation, Théophrastus ( Paracelse) lut le livre M et en tira des connaissances qui le rendirent célèbre en Europe par ses guérisons. Malgré ses tribulations et fatigues, C.R.C. ne se découragea pas dans ses efforts infructueux ; il revint en Allemagne, où il construisit une maison dans laquelle, il put poursuivre tranquillement ses études et recherches. Il réalisa des instruments scientifiques très précieux pour ses expériences, et bien qu'il eût pu atteindre à la gloire s'il avait commercialement mis à profit sa science et ses connaissances de la transmutation des métaux, il préféra garder son idéal pur plutôt que de rechercher l'estime des hommes. Après 5 années de retrait du monde, son esprit décida de tenter un nouvel effort vers la réforme mais cette fois-ci, avec l'aide de quelques amis sincères ; il trouva ces collaborateurs dans le couvent où il avait éduqué. Trois de ses anciens confrères vinrent à lui ; il leur fit prêter serment pour préserver inviolés les secrets qu'il leur donnerait ; il leur fit ‚également ‚écrire pour la postérité‚ les renseignements exacts qu'il leur donna par la suite. Ainsi fut fondée par quatre personnes la Fraternité des R.-C. ; elle imagina un langage chiffré et magique, ainsi qu'un dictionnaire pour classer cette sagesse à la gloire de Dieu. Ces quatre membres fondateurs traduisirent également le commencement du livre M ; mais ils eurent beaucoup de peine à cause du grand nombre de malades qui leur demandaient la guérison de leurs maux. Après avoir achevé une demeure plus spacieuse appelée La Maison du Saint-Esprit, ils décidèrent d'admettre 4 nouveaux membres dans leur association portant ainsi leur nombre à 8, qui, tous, étaient célibataires.