Après la mort de O., Fr. C. ne cessa pas son travail mais convoqua les autres aussitôt que possible; et il nous parait ainsi que ce n’est qu’alors que son sépulcre a pu être fait. Bien que nous, ses disciples, n’ayons jusqu’à maintenant jamais su le moment de la mort de notre bien-aimé père R.C. et n’ayons possédé rien de plus que les noms des fondateurs et de tous leurs successeurs jusqu’à nos jours, nous avons encore pu nous souvenir d’un secret que nous avait révélé et confié A. successeur de D. qui, le dernier du deuxième cercle, avait vécu avec nombre d’entre nous, représentant du troisième cercle. Mais nous devons reconnaître qu’après la mort de A. aucun d’entre nous ne savait rien de R.C. et de ses premiers confrères, à part ce qu’ils avaient laissé dans notre bibliothèque philosophique, dont nous tenons nos Axiomata pour le principal, les Rotae Mundi pour le plus artistique et le Proteus pour le plus utile. Nous ne savons donc pas avec certitude si ceux du deuxième cercle ont été de la même sagesse que ceux du premier et s’ils ont eu accès à tout. Il faut cependant encore rappeler au très bienveillant lecteur que non seulement ce que nous avons appris du sépulcre de Fr. C. mais aussi ce que nous avons fait ici connaître, fut prévu, permis et enjoint par Dieu, lui auquel nous obéissons avec une telle foi que, pour autant que l’on revienne à nous avec discrétion et raison chrétienne, nous n’avons aucune crainte de révéler par écrit public nos noms de baptême et de famille, nos assemblées et ce qui pourrait encore être souhaité de nous. Voici donc la vérité et la relation fidèle de la découverte de l’homme de Dieu hautement éclairé, Fr; C.R.C. Après le trépas paisible de A. in Gallia Narbonensi, notre frère bien-aimé N.N. vint à sa place. Celui-ci, lors de son installation chez nous pour solenne Fidei et silentii Jaramemtum praestirem, nous rapporta confidentiellement que A. l’avait laissé espérer que cette fraternité ne serait bientôt plus si secrète mais serait pour toute patrie, la nation allemande, secourable, nécessaire et digne d’éloges, ce dont lui, N.N.., en sa position, n’avait pas la moindre raison d’avoir honte. L’année suivante, alors qu’il venait de terminer son apprentissage et avait l’occasion de se mettre en voyage avec un viatique considérable ou bourse de Fortune, il pensa - car il était en particulier bon architecte - modifier quelque peu cette construction et l’aménager plus commodément. Au cours d’un tel travail de renouvellement, il trouva la plaque commémorative coulée en laiton, qui contenait les noms de chaque membre de la fraternité et quelques autres inscriptions. Il voulut la transférer sous une voûte différente et mieux adaptée, alors même que les anciens avaient gardé le secret du lieu ou du moment de la mort de Fr. C., ainsi que du pays où il pouvait être enterré; et nous n’en avions pas non plus connaissance. Sur cette plaque était planté un gros clou, un peu en saillie, qui lorsqu’il fut tiré avec force, emporta une assez grosse partie de la mince paroi ou revêtement qui recouvrait la porte secrète et fit découvrir le passage inespéré à partir duquel nous jetâmes bas le reste de la maçonnerie, avec joie et impatience, et nettoyâmes la porte où se trouvait écrit en grandes lettres dans la partie supérieure :Post cxx annos patebo, avec en dessous, le millésime ancien. Nous rendîmes grâce à Dieu et le même soir laissâmes tout en place, parce que nous voulions d’abord consulter notre Rota. De nouveau et pour la troisième fois, nous nous sommes référés à la Confessio, car ce que nous révélons ici arrive à ceux qui en sont dignes pour leur bien; mais aux indignes cela ne peut, grâce à Dieu, guère servir . Car de même que nos portes se sont, après tant d’années, ouvertes de manière merveilleuse, de même une porte s’ouvrira pour l’Europe une fois que la maçonnerie sera dégagée, porte qui est déjà visible et impatiemment attendue par un grand nombre. Au matin, nous ouvrîmes la porte et une crypte apparut, de sept côtés et angles, chaque côté mesurant cinq pieds sur huit de hauteur. Cet hypogée, bien que jamais éclairé par le soleil, était clairement illuminé grâce à un autre (soleil) qui en avait été instruit par lui et qui se trouvait en haut, au centre de la voûte. Au milieu, en guise de pierre tombale, avait été placé un autel circulaire avec une plaquette de laiton portant l’inscription suivante : A.C.R.C. Hoc universi compendium vivus mihi sepulcrum feci.